Approfondir les enjeux d'exode rural

L'expression "exode rural" désigne le phénomène qui conduit des populations, essentiellement des jeunes en âge de fonder une famille, à quitter la campagne pour s'installer dans les villes.

L'exode rural, caractéristique de la révolution industrielle, a touché l'Angleterre au XVIIIe siècle et le reste de l'Europe à partir du XIXe siècle.

De nos jours, l'exode rural concerne surtout les pays en développement où les campagnes surpeuplées alimentent une importante migration vers les villes en forte croissance.

La migration vers les grandes villes s'accompagne d'une accélération de la croissance. Mais elle coexiste avec un creusement des inégalités et même souvent un accroissement de la pauvreté.

 

Chaque mois, les villes d'Afrique, d'Asie et d'Amérique latine accueillent 5 millions de nouveaux habitants, fuyant des conditions de vies très difficiles et non rémunératrices. Ces personnes se retrouvent bien souvent dans une situation pire et précaire dans les villes.

Dans les pays développés, le nombre de fermier a réduit drastiquement passant de 1,9 millions en 1963 à 500.000 en 2013 et accompagne la désertification des campagnes, les conditions des petits agriculteurs n'enchantent guère les jeunes qui cherchent des opportunités dans les villes.

Qu'est-ce que c'est ?

Partie 1

L'exode rural, un phénomène lié à une transition de l'économie du pays

L'agriculture représente la première pierre pour édifier une société.

Si l’agriculture ne représente plus que 4,2 % des emplois directs dans les pays développés, ce secteur emploie encore plus de 52 % de la population active en Afrique et en Asie et 59 % en Océanie.


La proportion d’agriculteurs a baissé au cours du XXème siècle dans toutes les régions du monde : de 35 % à 4,2 % dans les pays développés entre 1950 et 2010, et de 81 % à 48,2 % dans les pays en développement.

 

En France, le nombre d'exploitations a fondu comme neige au soleil jusqu'au début des années 2000, passant de 1,9 million en 1963 à moins de 500.000 en 2013 par un phénomène d'abandon et de concentration : un quart des exploitation comptent moins de 6 hectares, mais la taille moyenne est passée à 55 ha selon le recensement 2010.

La dérégulation des politiques agricoles conduit à un exode rural toujours important et une progression de la pauvreté.

La pauvreté des campagnes

L'exode rural poussée par une pauvreté familiale

Pourtant la situation n'est pas meilleure pour les néo-urbains

Dans les pays en développement, cet exode a pris en partie sa source dans la progression de la pauvreté rurale. La baisse des prix agricoles conjuguée à une concurrence internationale non soutenable a contraint nombre d’agriculteurs à quitter la terre.

Pour fuir la pauvreté des campagnes subie par leurs parents et pour poursuivre leurs rêves de richesse, de nombreux jeunes africains migrent vers les grandes villes dans l’espoir de trouver un travail moins pénible et plus intéressant financièrement que celui de leurs parents. La forte concurrence des agricultures plus compétitives et la volatilité des prix, l’absence de modernisation des exploitations et la dégradation de l’environnement chassent des millions de paysans pauvres vers les villes, à la recherche de conditions de vie moins défavorables.

Une vidéo qui présente de manière transverse les causes de l'exode

La démographie grandissante

Des avancés rattrapées par la nouvelle génération

Des économies à construire et des filières à développer

Entre 2015 et 2030, le nombre de personnes entre 15 et 24 ans devrait augmenter de 100 millions de personnes, pour atteindre le 1,3 milliard.

Cette augmentation touchera presque seulement l’Afrique subsaharienne, et particulièrement les zones rurales.

Pourtant, dans nombre de pays en développement, particulièrement dans le sud de l’Asie et en Afrique subsaharienne, la croissance des secteurs de l’industrie et des services est à la traîne, et ne permettra pas de suivre l’augmentation drastique du nombre de demandeurs d’emploi. Et, dans son état actuel, le secteur agricole n’offre guère d’échappatoire.

De nombreux habitants se déplacent donc vers les villes, où ils courent de plus en plus le risque de rejoindre les rangs des pauvres urbains, et non de sortir de la misère. D’autres iront tenter leur chance ailleurs, créant des migrations permanentes ou saisonnières.

L'enjeu de l'éducation

On ne pourra rien faire en termes d’emploi si les personnes ne savent ni lire ni écrire, ne sont pas formées et n’ont pas de compétences.

Aujourd’hui, le pari de l’accès massif à l’éducation en Afrique est plutôt réussi, avec un taux d’accès à l’école primaire très élevé. Mais les grands enjeux de demain concernent davantage le collège, où il y a eu beaucoup moins d’investissement de la part des donateurs internationaux.

Il y a également de vrais enjeux concernant l’éducation supérieure et la formation professionnelle en Afrique, car beaucoup de programmes sont déconnectés des besoins des entreprises et de la réalité du monde du travail.

L'enjeu de l'emploi

Le chômage n’existe pas en Afrique, où l’on parle davantage de « NEET », ces jeunes qui ne sont ni étudiant, ni employé, ni stagiaire et sont vraiment découragés. Il s’agit du taux le plus important et le plus représentatif du chômage des jeunes en Afrique, notamment en Afrique du Nord, ou les jeunes ont le plus investi dans les études supérieures.

Il y a d’ailleurs une forte distinction à faire entre la région du Maghreb et de l’Afrique subsaharienne.

Au Maghreb, la prévalence du chômage des jeunes est très élevée, puisque plus d’un tiers de la jeunesse est sans emploi.

En revanche, en Afrique subsaharienne, c’est la prévalence de la pauvreté qui atteint des sommets, car 70% des jeunes vivent avec moins de 3,1 dollars par jour. Mais tous les jeunes travaillent pour soutenir la famille.

Le problème principal relève celui de la qualité de l’emploi et du niveau de rémunération.

En Afrique, l’emploi des jeunes est un enjeu de masse. Il y a environ 30 millions de jeunes qui arrivent sur le marché du travail chaque année. Donc il faut accompagner la création d’emploi à un niveau sans précédent.

 

Les enjeux économiques et sociaux sont immenses et les jeunes de 15 à 29 ans n’ont jamais été plus éduqués et plus connectés. Cela représente une vraie opportunité.

Un exode vers les villes

La recherche de richesse et d'une condition supérieure

Une situation finalement plus alarmante

Part de la population rurale

Monde, 1960 - 2018

Part de l'agriculture dans le PIB (en valeur)

Monde, 1996 - 2018

45% de la population mondiale vie en milieu rural en 2018,
c'était 65% en 1965.
L'agriculture représente 3,5% de la valeur du PIB mondial en 2016,
c'était 7,5% en 1996.

Données de la Banque Mondiale

Quels sont les causes de la fuite des campagnes ?

L'augmentation de la population rurale due à la baisse de la mortalité,

L'augmentation de la productivité agricole qui diminue la main-d'ouvre nécessaire,

Le déclin de l'emploi industriel rural, au profit de lieux de production concentrés : les usines,

Le besoin grandissant de main-d'oeuvre dans les zones urbaines (industrie notamment),

Les conditions de vie meilleures en ville.

C'est aussi des conditions difficiles qui ne retiennent pas les jeunes :

 

La sécheresse

Le manque de travail

L'absence d'écoles

Difficultés de déplacement à cause d'une infrastructure routière peu praticable

Absence de moyens de divertissement pour les jeunes

Les conséquences de l'exode subit sur les pays et leurs économies :

Le manque de débouchés et des revenus aléatoires

Les problèmes d’habitat (bidonvilles)

Les situations de famine

Le chômage

La pauvreté

L'intégration difficile à la vie citadine

La croissance de la délinquance (vols, agressions diverses)

La baisse de la production agricole

Les économies rurales transformées contribueront à transformer la migration en choix, plutôt qu’en nécessité.

Le constat est clair, l’emploi en agriculture est la plus grosse source d’emploi pour les années à venir en Afrique.

Mais aujourd’hui, les jeunes reviennent vers l’agriculture après avoir échoué dans d’autres projets en milieu urbain. Cela a plusieurs conséquences. Les jeunes ne reviennent pas par choix, mais par dépit, ils sont donc peu motivés. Comme ce sont aussi les familles qui poussent les jeunes hors des exploitations dans l’espoir d’une vie meilleure, c’est aussi une déception pour l’entourage pour l’entourage.

Il y a également un problème de formation agricole pour que les jeunes apprennent à exploiter au mieux la terre et à diversifier les exploitations. Enfin, il faut mieux informer les jeunes et leur famille sur les difficultés et les opportunités du métier, et travailler sur la perception de ce métier d’agriculteur.

Sources :

https://www.marocagreg.com/forum/sujet-exode-rural-causes-consequences-et-solutions-35924.html

http://www.toupie.org/Dictionnaire/Exode_rural.htm

https://www.euractiv.fr/section/aide-au-developpement/interview/30-millions-de-jeunes-arrivent-sur-le-marche-du-travail-en-afrique-tous-les-ans/

Les campagnes, cœur des opportunités

Les campagnes et l'agriculture sont les emplois de demain

Une stabilité rurale pour structurer les pays

Il est important de cibler les politiques de soutien et d’investissement dans les zones rurales, afin de créer des systèmes agroalimentaires en pleine santé et de soutenir les industries bien connectées aux zones urbaines, surtout dans les villes de petite et moyenne taille. Cela permettra de créer de l’emploi et permettra à davantage d’habitants de rester dans les campagnes et d’y réussir leur vie.

 

Développement agricole, développement rural et transformation du monde rural sont inextricablement liés à d’autres processus de plus grande ampleur

C'est un processus multisectoriel et et pas seulement économique

Développement agricole

Le développement agricole a pour but d’améliorer la qualité de vie et le bien-être économique des agriculteurs, des pasteurs et des travailleurs agricoles.

Il se concentre sur l’exploitation de ressources naturelles à forte utilisation de terre, comme l’agriculture, l’élevage, la foresterie et les pêches.

Il concerne l’amélioration des services agricoles, des incitations et des technologies agricoles, et les ressources utilisées dans le secteur de l’agriculture, comme la terre, l’irrigation, le capital humain et l’infrastructure rurale.

Développement rural

Le développement rural est le processus d’amélioration des possibilités et du bien-être des populations rurales.

C’est un processus de changement des caractéristiques des sociétés rurales. Outre le développement agricole, il comprend le développement humain et social et des objectifs environnementaux, et pas seulement des objectifs économiques.

Le développement rural englobe par conséquent la santé, l’éducation et d’autres services sociaux. Il utilise aussi une approche multisectorielle pour la promotion de l’agriculture, l’extraction minière, le tourisme, la récréation et la production manufacturière de produits de niche.

 

Transformation du monde rural

La transformation du monde rural (TMR) implique l’amélioration de la productivité agricole, l’augmentation de la commercialisation et des excédents commercialisables, et la diversification des schémas de production et des moyens d’existence.

Elle implique aussi une expansion du nombre d’emplois décents non agricoles et des possibilités entrepreneuriales, l’amélioration de la couverture des zones rurales et de l’accès aux services et à l’infrastructure, et un accès accru aux processus pertinents d’élaboration des politiques ainsi qu’une plus grande capacité d’influer sur ces processus.

Tous ces facteurs conduisent à une croissance rurale (et au-delà) sur une large base, et à des paysages ruraux mieux gérés et plus durables.

Transformation inclusive du monde rural

Dans le cadre de la transformation inclusive du monde rural, chacun, sans exception, peut exercer ses droits économiques, sociaux et politiques, développer ses capacités, et tirer parti des possibilités existantes dans son environnement.

Cela conduit à une amélioration sensible de la situation économique et de la qualité de vie des petits agriculteurs, des travailleurs manquant de terres ou sans terres, des femmes et des jeunes, des groupes ethniques et raciaux marginalisés, et des victimes de catastrophes et de conflits.

 

Transformation structurelle

La transformation structurelle (TS) est à la fois une cause et un effet de la croissance économique. Elle implique l’augmentation de la productivité dans les secteurs de l’agriculture et de l’économie urbaine; un changement dans la composition de l’économie, où l’agriculture cédera le rôle prépondérant à l’industrie et aux services; un rôle croissant des échanges internationaux; une augmentation des migrations des zones rurales vers les zones urbaines et de l’urbanisation; et la concrétisation d’une transition démographique caractérisée par la baisse des taux de natalité.

Elle conduit à de profonds facteurs de stress, d’ordre politique, culturel, social et environnemental, dont la gestion est indispensable à une durabilité à long terme.

Un développement rural, mais sous oublier les exploitations familiales 

Si l’urbanisation constitue une occasion en or pour l’agriculture, elle engendre également des difficultés pour des millions de petites exploitations familiales.

Les marchés plus rentables peuvent en effet causer une concentration de la production dans les grandes exploitations commerciales. Celles-ci développent en outre des relations privilégiées avec les grands transformateurs et chaines de distributions, contrairement aux agriculteurs plus modestes.

Pour faire de la demande urbaine le moteur d’une croissance transformative et équitable, il sera donc vital de mettre en place des investissements et politiques de soutien, ainsi que des mesures conçues pour assurer l’accès au marché des petits agriculteurs.

Des challenges à surmonter

Développer les campagnes en soutenant des missions concrètes

Donner l'indépendance de gestion et d'entreprendre

Il ne faut pas oublier que les pays en voie de développement ne peuvent pas se permettre de consacrer de longs délais aux essais et aux expériences. Récemment libérés de la domination étrangère, ils sont bien placés pour savoir qu'ils ne pourront atteindre leur véritable indépendance que par le progrès économique.
 

La FAO (Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture) identifie trois grandes orientations :

La première implique la mise en place d’un éventail de politiques assurant l’accès au marché des petits producteurs.

Parmi les mesures possibles : le renforcement des droits d’exploitation de la terre, des contrats de fourniture équitables, un meilleur accès au crédit, etc.

 

Deuxièmement, il s’agit de construire les infrastructures nécessaires pour relier les zones rurales aux marchés urbains.

Dans de nombreux pays en développement, l’absence de routes, de réseaux électriques, d’infrastructure de stockage et de systèmes de transport réfrigéré constitue un obstacle insurmontable pour les agriculteurs désireux de vendre en ville des fruits, légumes, viandes ou produits laitiers frais.

Enfin, il faut s’assurer que non seulement les grands centres urbains et mégalopoles sont bien connectés aux zones rurales, mais aussi les villes moins importantes et plus dispersées.

Cette dernière catégorie représente un marché négligé pour les produits agricoles.

Le monde entier est profondément préoccupé par le problème du développement rural. Dans les pays occidentaux, l'importance de ce problème tient surtout à son aspect social : on y cherche de nouveaux moyens de maintenir l'équilibre entre le développement urbain et le développement rural. Dans les pays en voie de développement, ce problème est d'une importance plus vitale encore : développement agricole et développement national y sont pratiquement synonymes.

 

Définir les conditions du développement rural

1. Une augmentation rapide du revenu individuel 

La condition première du développement rural est l'augmentation du revenu individuel. Dans les pays développés, ceci signifie qu'il faut l'élever à un niveau plus ou moins égal au revenu moyen de l'habitant des villes, c'est-à-dire de l'ouvrier industriel qualifié. Par contre, dans les pays en voie de développement, le développement rural doit servir de point de départ pour le développement national ; le niveau du revenu y est déterminé, assez arbitrairement, en fonction des conditions et des possibilités existantes ; on escompte alors que les revenus urbains augmenteront au même rythme que les revenus ruraux.

2. L'intégration de l'industrie

Tout récemment encore, l'industrialisation des pays occidentaux était concentrée surtout dans les
zones urbaines. De vastes entreprises industrielles se développaient dans lés grandes villes et
trouvaient la main-d'œuvre nécessaire dans la population excédentaire des zones rurales avoisinantes. L'industrie amena la prospérité, mais à la longue son influence sur la société rurale est négative car elle conduit à un exode des régions rurales. Pour éviter la destruction complète des communautés rurales, les industries doivent être intégrées dans l'économie rurale. La nécessité de cette intégration est apparente même dans les pays occidentaux, bien que la population rurale y ait diminué relativement à la population totale. Cependant ceci est encore bien plus important pour les pays en voie de développement dans lesquels le pourcentage de la population rurale par rapport à la population totale est très élevé. Puisque la structure de la vie sociale dans ces pays doit être préservée, du moins temporairement, l'introduction d'industries dans les zones rurales devrait servir de base à une poussée de développement économique.

 

3. L'établissement de services efficaces

Du fait - de leur taillé relativement petite, les communautés - rurales sont - rarement capables de
maintenir des services convenables, à un niveau équivalent à celui des zones urbaines. L'existence
de services meilleurs et plus variés attire la population des villages vers les villes, et ainsi le
processus de l'exode rural se trouve accéléré. En, particulier, les personnes qui ont un niveau
d'éducation supérieur à la moyenne, s'adaptent difficilement au mode de vie des communautés rurales. Elles forment pourtant l'élément le plus créateur et le plus stimulant de la société rurale, et par leur départ,' la communauté perd l'un de ses atouts les plus importants : des êtres capables de contribuer activement à son développement.

 

Le développement intégré, une réponse inclusive
Le développement rural, qui doit répondre à tous les problèmes décrits ci-dessus, ne se matérialisera jamais s'il est abandonné au libre jeu des forces économiques, . politiques et sociales.: La situation actuelle dans les zones en voie . de développement rend nécessaire une ' planification, un financement et une réalisation soigneusement préparés par une autorité de - développement capable de coordonner tous les facteurs en un seul plan d'opération. Pour
cela il faut avoir une compréhension approfondie des liens réciproques entre les trois activités économiques — agriculture, industrie et services — dans tous leurs aspects. Une évaluation du seul lien économique est insuffisante ; il est essentiel d'adopter un point de vue plus général qui comprendra tous les aspects de la vie rurale — économique, social, institutionnel, politique et écologique. C'est cette attitude qui forme la base même d'une planification intégrée.

 

Quelles limites et quels enjeux

Le problème qui se pose aux autorités de développement est de déterminer l'étendue optima de la zone. Evidemment une seule communauté est trop petite pour qu'une activité de développement intégré y soit efficace, car ses fonctions sont limitées. 

Même les experts qui limitent la planification intégrée à son aspect économique ont reconnu qu'à présent, le développement intégré peut être accompli seulement dans une région de taille relativement limitée. Cependant ils ont tendance à croire qu'il pourra bientôt atteindre le niveau national par une combinaison des méthodes économiques et de la technique des calculateurs électroniques. Pour la planification intégrée, dans son sens le plus large, il faudra beaucoup plus longtemps pour préparer la méthodologie, nécessaire aux opérations à grande échelle,  particulièrement en ce qui concerne les facteurs qualitatifs qui ont été relativement négligés
jusqu'ici.

Source 1

Source 2

Les échanges commerciaux internationaux

Les pays en développement se heurtent fréquemment à des obstacles indirects qui entravent leur accès aux marchés mondiaux : pratiques anticoncurrentielles, réglementations pesant sur l’investissement et la croissance des entreprises ou infrastructures inadaptées.

Même les pays qui appliquent une politique commerciale libérale et transparente rencontrent des difficultés si leurs marchés ne sont pas suffisamment intégrés. En outre, bon nombre des personnes les plus pauvres de la planète vivent dans des régions enclavées, isolées ou sans voie d’accès aux échanges internationaux.

Le monde doit renforcer le système d'échanges international pour susciter une plus grande intégration et aider les pays en développement à surmonter les obstacles à la croissance liés au commerce. Le système mondial de réglementation des échanges qui a favorisé une croissance économique sans précédent pendant plusieurs générations est aujourd'hui en proie à des tensions. Celles-ci ne doivent toutefois pas nous empêcher d'examiner les avantages inestimables pour l'économie mondiale de la poursuite des réformes commerciales.

Source

 

L'expérience d'Israël et d'autres pays en voie de développement a montré qu'on n'a encore trouvé
aucune solution de valeur générale
capable de résoudre le problème du développement rural dans ses divers aspects, et ceci en dépit de l'importance de ce sujet et des moyens technologiques et financiers proposés au cours des dernières années.

Ceci, provient probablement des différences fondamentales qui séparent les attitudes sociales et psychologiques des pays occidentaux de la vie traditionnelle des nations nouvelles.
 

Alors, fort de toutes ces expériences, le partage international permet d'aider les producteurs dans leurs développements avec le but de créer des économies locales plus résilientes.

On a compris l'importance du premier maillon agricole et rural ; voici un soutient financier permettant de soutenir au plus près les agriculteurs :

Le soutien du Commerce Équitable

Déjà 70 ans de filières intégrées venant en soutien aux populations rurales.

Favorisant une agriculture familiale, regroupée en coopérative où la transformation rurale est la priorité : mécanisation, éducation, démocratie, écologie.

En les soutenant vous permettez de développer des filières locales solides 

Les impacts du commerce équitable chez nos producteurs du sud varient selon les contextes locaux spécifiques et concernent une vaste gamme de changements, notamment dans les domaines économique (majeure autosuffisance, meilleures conditions de rémunération, ...), social (majeure insertion sociale, dignité retrouvée…) ou encore du travail (meilleures conditions de travail, accès à de nouveaux marchés…).

En effet, pour nombre de nos producteurs du Sud, l’accès au commerce équitable a signifié :

  • Des prix plus justes et des revenus réguliers ;

  • L’accès à un nouveau marché ;

  • Une nouvelle dignité pour les plus marginalisés ;

  • Un accès à un métier et une meilleure insertion sociale pour des catégories souvent discriminées (femmes, castes, handicapés, ...) ;

  • L’autosuffisance économique et la possibilité de prendre en charge le minimum vital pour soi-même et sa famille (nourriture, frais scolaires et santé) ;

  • Le développement de liens sociaux grâce aux regroupements en organisations de producteurs ;

  • La possibilité d’investir dans la production pour l’améliorer.

Vous souhaitez aller plus loin pour comprendre les réels impacts du commerce équitable sur nos producteurs du Sud et du Nord ? Lisez nos rapports et études !

La filière du Commerce Équitable c'est aussi le respect de l'environnement. Au moins 70% des produits sont labellisés biologiques : une force supplémentaire pour leur commercialisation. Mais aussi et surtout, pour les agriculteurs !

En 2017, Hilal Elver, la rapporteuse spéciale sur le droit à l’alimentation de l’ONU dresse un réquisitoire des conséquences délétères des pesticides sur la faune, la flore et l’être humain.

Certes, elles ont «sans conteste contribué à permettre à la production agricole de faire face à des hausses sans précédent de la demande alimentaire», mais au prix de désastres sur «la santé humaine et l’environnement». Un procès à charge contre les transnationales, dont certaines activités devraient être pouvoir être encadrées et, le cas échéant, sanctionnées.

200.000. C’est le nombre de personnes qui, chaque année, meurent d’intoxication aigüe, dont 99% surviennent dans les pays en développement, «où les réglementations dans le domaine de la santé, de la sécurité et de l’environnement sont plus souples et appliquées moins rigoureusement». Les preuves des effets à moyen et long terme des pesticides, sur le vivant en général et l’être humain en particulier, sont plus ardues à apporter, d’autant que «l’ampleur des dommages causés par ces produits chimiques est systématiquement contestée [par l’industrie des pesticides et l’industrie agroalimentaire]». Et d’égrener la liste des pathologies, de mieux en mieux connues, imputables aux pesticides: Parkinson, Alzheimer, troubles hormonaux, troubles de la fertilité, etc. Avec quelles conséquences, en termes de politique publique? Les États du monde entier semblent sur la même ligne: celle de l’inaction. «Bien que les graves risques pour la santé que présentent nombre de pesticides soient clairement établis, ceux-ci sont encore utilisés», constate la rapporteuse.

«Les arguments selon lesquels les pesticides seraient indispensables pour préserver le droit à l’alimentation et à la sécurité alimentaire entrent en contradiction avec le droit à la santé, compte tenu des nombreux impacts sanitaires associés à certaines pratiques d’utilisation des pesticides.»

Source

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